N°13 – Jean Luc – Trop d’effort tue la voie !

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Préserver l’expression énergétique naturelle et spontanée du Dao revient à être investie d’une mission délicate qui commence par la droiture, la sincérité, l’honnêteté et la confiance absolue en une nature universelle absolument bonne pour nourrir toutes formes de vie. On va devoir faire preuve d’humilité pour apprendre de nouveaux comportements dictés par un savoir ancestral.

S’agissant du Dao, l’initiation du disciple du taoïsme passe par l’intégration de principes comportementaux que l’on peut qualifier de droitures. La première des droitures commande de diminuer nos efforts pour nous mettre en mouvement, plus exactement de diviser l’effort physique pour amplifier les effets.

Lorsqu’il s’agit du corps notre approche de l’exercice physique reste la plupart du temps rudimentaire, en demeurant figé sur le potentiel articulaire et musculaire. Pourtant, nous devons aussi nous attacher à révéler le potentiel des fluides corporels (liquides corporels et souffles respiratoires), de l’influx nerveux qui forment un ensemble de potentiels humains (microcosme) et à d’autres potentiels (célestes et terrestres) liés au macrocosme.

L’expression macrocosmique est l’œuvre du ciel et se décline dans les potentiels conjugués du Ciel, de la Terre (Sol) et de l’Homme. C’est en décryptant chacun que progressivement nos gestes se nourrissent progressivement (étapes par étapes) de vitalités particulières divisant l’effort et amplifiant les effets.

Les effets éclairent la compréhension de la voie, c’est en mettant à profit l’influence naturelle des choses, en allant à la source jaillissante et spontanée du geste que l’on se meut. Telle une forme dressée par un souffle printanier.

C’est en diminuant le superflu, en se rapprochant de soi et des principes essentiels de vie jusqu’à une échelle macroscopique que l’on s’engage initialement sur la voie (Dao).

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  • Le Roi Dragon N°13 – Un engagement total

    Sommaire

    – Un engagement total

    – Jean Luc Saby – Trop d’effort tue la voie !

    – Neko Haiiro – Le Mât du Monde

    – Philippe – A la découverte d’une tradition méconnue

    Editorial

    Roberto Alagna : “Moi je me souviens quand j’étais gamin, je fumais, je buvais un petit verre, et puis du jour au lendemain mon vieux prof m’a dit : bon écoute si tu veux faire de l’opéra il faut arrêter. Bah j’ai tout arrêté, parce que l’ordre m’a plu, parce que la passion était plus forte et donc pour moi c’est pas un sacrifice. Il faut pas boire parce que la muqueuse est très fragile, donc le vin, le champagne tout ça use un peu la muqueuse. Mais il n’y pas que ça, le café c’est pareil … Pour la voix c’est simple, tout fait mal. Le seul truc qui est vraiment efficace et qui fait du bien, c’est de se taire.“
    Ces paroles du grand ténor Roberto Alagna, nous montrent que même pour une personne dotée de dons exceptionnels, l’accès à l’état de Maîtrise d’un art demande un engagement total. Il ne nous viendrait pas à l’idée que l’état atteint par Roberto Alagna puisse surgir d’un seul coup, sans aucun effort ou par une opération mystérieuse comme le simple contact ou la simple relation avec un Maître. On se doute qu’en plus de prédispositions naturelles, il faut un apprentissage et une intégration complète des techniques de l’art.