https://images-blogger-opensocial.googleusercontent.com/gadgets/proxy?url=http%3A%2F%2Fgite298.free.fr%2Fgite298%2Fimages%2Ffontenaycloitre.jpg&container=blogger&gadget=a&rewriteMime=image%2F*

N°3 – Laurence – Et si le Zen était une vie de l’action pure

Complet Article

 Récit d’une expérience vécue à l’abbaye de Cîteaux entre zazen et oraisons, cérémonie du thé et eucharistie, nef et zendo. Une traversée des cultures à la recherche de l’obscur et lumineux silence qui fut guidée par le Roshi Hozumi, moine japonais de l’école Rinzaï, de Kyoto et Frère Benoit Billot, moine bénédictin fondateur de la Maison de Tobie.

https://images-blogger-opensocial.googleusercontent.com/gadgets/proxy?url=http%3A%2F%2Fgite298.free.fr%2Fgite298%2Fimages%2Ffontenaycloitre.jpg&container=blogger&gadget=a&rewriteMime=image%2F*

Comment peut-on être de culture chrétienne et pratiquer le zen ?

https://images-blogger-opensocial.googleusercontent.com/gadgets/proxy?url=http%3A%2F%2Fwinstonsmith.free.fr%2F__%2Flibrary%2Fhozumi%2F02-mu.gif&container=blogger&gadget=a&rewriteMime=image%2F*

Le zen est une voie de l’action dans le fait qu’il est simplement expérimentation. Il préconise de s’asseoir simplement en silence et d’être là, sans bruit, sans geste. L’observation de soi prend place alors petit à petit. Très vite, l’absence de bruit se meut en succession de pensées, d’émotions, de souvenirs. Le silence n’est alors qu’apparent. Ce qui se voit n’est pas ce qui se vit. Seul symptôme de l’agitation intérieure : ma respiration. Elle accompagne non pas mes gestes, mais mes pensées. Elle s’accélère, se ralentit, se modifie.

Autrefois ressentie comme une mécanique froide, automatique répondant aux exigences physiologiques sans que j’y prête attention, elle se change en un témoin de se qui se vit dans l’instant.

Le zen, c’est l’expérience du présent, une synthèse parfois cruelle, mais toujours vraie de mon vécu et une ébauche vers mon devenir. Le temps prend substance, il devient lien entre ce qui s’est passé, avec ce qui se produit ici et maintenant et ce qui va se produire ensuite. La respiration, elle, y prend corps. D’abord symptôme, elle en devient le cœur, le repère, la clé vers ce qui peut m’aider à rester à l’écoute, à l’affût pour échapper au bruit et au tumulte intérieur.

Ainsi le Zen à travers le souffle ou le souffle à travers le ZEN va devenir un chemin vers la paix. L’action se symbolise dans un affût, une écoute, un silence immobile. La dynamique qu’il engendre devient un socle, une pierre d’angle où tout va pouvoir se vivre vraiment.

https://images-blogger-opensocial.googleusercontent.com/gadgets/proxy?url=http%3A%2F%2F3.bp.blogspot.com%2F-QyXGieVe21w%2FU9-3CrAxOXI%2FAAAAAAAABgE%2FqzMP9dLh_y0%2Fs1600%2FAutourCiteaux.jpg&container=blogger&gadget=a&rewriteMime=image%2F*

Dans ce contexte la symbolique de la culture chrétienne vécue à l’abbaye va prendre une autre saveur. La dynamique de l’écoute silencieuse du Dojo s’y prolonge. Les Écritures et les psaumes deviennent livre de songes, d’images, de symboles. J’entends les paroles avec le cœur et prends conscience que c’est aussi partir du blanc entre les lettres que les mots apparaissent.

https://images-blogger-opensocial.googleusercontent.com/gadgets/proxy?url=http%3A%2F%2F3.bp.blogspot.com%2F-YjgqPAb_WdE%2FU9-5Ss6hN7I%2FAAAAAAAABgQ%2FkGJ4cNIEmys%2Fs1600%2FAutel.jpg&container=blogger&gadget=a&rewriteMime=image%2F*

Finalement sur ce fond vide de sons et de gestes des sesshin zen, la vie prend relief comme l’abbaye s’établit autour de son cloître et de son le jardin, espace libre à ciel ouvert.

Publications similaires

  • N°3 – Monique – Origine du Taiji Quan et Ecole de Yue Huan Zhi – Gu Meisheng

    L’invention du Taiji Quan par un moine taoïste « Zhang San feng » du Mont Taishan au XIIIe siècle, relève de la légende, mais ses techniques ont été sans cesse améliorées par les grands maîtres des différentes époques.
    En premier lieu, les écrits de « Wang Zhong Hue » (au XVIe, XVIIe siècle) grand maître de Taiji Quan, font autorité en ce domaine. Il en est aussi de même pour beaucoup d’autres écrits, dont ceux de Yang Lu Chan, fondateur de l’école Yang que nous pratiquons, ceux de Yang Chen Fu, petit-fils de Yang Lu Chan et ceux de Dong Ying Jie, élève de Yang Chen Fu et de Li Xiang Yuan. Dong Ying Jie fut également le maître de Taiji Quan de Yue Huan Zhi, lui-même maître de Gu Meisheng et de Xie Rong Kang, qui sont les deux maîtres vivant à Shangaï, que Roger Gouraud a rencontré. Maître Gu Meisheng est décédé le 1er août 2003.

  • N°3 – Les carnets de Serge : la voie du sabre

    Thomas Day a vécu au Japon. Dans sa post-face il nous décrit des aventures de Musashi Miyamoto (celui qui a réellement existé) avec un regard d’occidental. La première règle du code des samouraïs n’est pas de faire respecter la “justice” comme ce devrait l’être pour un chevalier, mais de ne pas “perdre la face” pour ne pas mettre en défaut son Daïmo.

  • Le Roi Dragon N°3 – Symbolique du chiffre 3

    Sommaire

    – Philippe – Symbolique du chiffre 3

    – Monique – Origine du Taiji Quan et Ecole de Yue Huan Zhi – Gu Meisheng

    – Thomas – Le système des temps dans les langues anciennes

    – Laurence – Et si le Zen était une vie de l’action pure

    – Mustapha – L’art de l’esquive dans l’art de la boxe

    – Neko Haiiro – La devise du Gardien de la Porte

    – Philippe – Une mystérieuse équation taoïste

    – Les carnets de Serge : la voie du sabre

    Editorial

    Le Roi Dragon Magazine arrive à son troisième numéro. Ce chiffre, sans qu’il soit plus significatif que les autres, marque cependant des aspects importants dans de nombreux domaines de la pensée traditionnelle Extrême-orientale.
    Nous allons faire ici une première exploration des significations que l’on peut en titrer, ce qui nous mènera à envisager le principe d’intégrité, qui est l’aspect de l’existence qui peut être conduit à son ultime aboutissement par la pratique des voies traditionnelles. Nous verrons ainsi que l’efficacité d’un art martial réside moins dans la fortification de l’être que dans la mise en conformité de celui-ci avec sa nature intrinsèque, la part de la Vertu du Tao avec laquelle un être est en affinité.

  • N°3 – Mustapha – L’art de l’esquive dans l’art de la boxe

    Je tenais avec beaucoup d’égard envers mes compagnons sur le chemin du Dragon ainsi qu’envers les chercheurs véridiques, a tenter un rapprochement singulier, puisque l’esprit insaisissable de O’sensei me l’autoriserait sûrement … un rapprochement entre l’aikido et la boxe anglaise que j’affectionne…

  • N°3 – Thomas – Le système des temps dans les langues anciennes

    La façon et la rigueur par lesquelles est conçu le système des temps d’une langue est le premier apport que nous pouvons examiner pour comprendre la conception par un peuple du temps en général, ce qui éclaire la manière dont se construit sa pensée. Beaucoup des systèmes que nous connaissons dérivent, bien entendu, des langues anciennes bien connues, mais les langues anglo-saxonnes, par exemple, présentent des principes qui peuvent leur être comparés. Nous présenterons rapidement aujourd’hui le cas du latin, le plus simple et le plus proche du nôtre ; il permet de mettre en lumière de façon simple (car il n’en reste que les bases) un fonctionnement transversal à des systèmes provenant pourtant de sources très diverses, ce qui éclaire un aspect essentiel de la conception du temps dans la pensée humaine.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*